Commerce équitable, pas si évident à décrypter…
Logos, marques, associations, filières… devenir un consommateur équitable averti devient un exercice de
subtilité et bien se repérer dans cette forêt d'images relève d'un parcours parfois complexe, surtout quand l’équitable se trouve ailleurs que là où on le
croit…
Chercher le logo vert et bleu ?
Non seulement il existe d’autres identifications visuelles moins
renommées que ce fameux logo Max Havelaar, mais il faut souligner qu'il ne s’occupe pas encore de toutes les
filières. Il ne prend en compte que le commerce des pays
producteurs du Sud vers les pays consommateurs du Nord et
n’est validé… que par lui-même ! Certes, Max Havelaar a
l’avantage de porter localement la fédération internationale de
labellisation, Fairtrade Labelling Organisation (FLO).
Il faut aussi savoir que que les marques, comme Alter Eco
ou Oxfam Fair trade, qui se font apposer le label "Max Havelaar" ("Trans-fair" dans d’autres pays), doivent payer un droit de
licence d'environ 2 % du chiffre d’affaire des produits. Par ailleurs, le label délivré par FLO-Cert exerce un monopole sur les
produits Max Havelaar.
Pas d’identification commune…
Malheureusement, il n’existe pas encore norme internationnale entre les acteurs du commerce, ni de label contrôlé par un
organisme indépendant agréé par l’État pour nous garantir que nous
achetons bien un produit issu du commerce équitable. C'est pourtant le cas pour les produits issus de l’agriculture
biologique (logo AB).
Suite à la loi française d’août 2005 sur le commerce équitable, les
discussions héxagonales sur une norme commune n’ont abouti qu’à un «fascicule de
documentation» qui
se veut un standard élevé et indépendant, pour les filières
agroalimentaires, textiles et cosmétiques, mais n’a pour l’instant
certifié que quelques produits (dattes d’Iran, fonio du Burkina, etc.).
Pour éviter la multiplication des labels auto-déclarés qui brouillent la lisibilité pour le consommateur, Sylvie Mayer, auteur du «Guide de l’économie équitable», propose de les harmoniser via à une norme européenne comme l’Écolabel (la petite fleur aux étoiles) version équitable. Il est grand temps de trouver une solution pour clarifier les choses dans l'esprit collectif si l'on veut que les futurs acheteurs aient un comportement de cosom'acteur vis-à-vis des petits producteurs, non ? A moins que que cette confusion en arrange plus d'un ?…
Sources : http://www.toogezer.com/2008/05/le-commerce-equitable-kesako/, http://www.toogezer.com/2008/05/comment-reperer-le-commerce-equitable/